ATTENTION CHANTIER EN COURS

Sur la Trame, des individus naissent, vivent, meurent. La Trame est un monde binaire. En amont, la Tapisserie Antérieure. En Aval, la Jungle Postérieure. à la lisière du Dessein, la Cité, ses balcons, ses quartiers rihes, pauvres ou pittoresques... et l'Académie. Bienvenue à toi, lecteur!

Pour l'instant, c'est un peu le désordre... il y a des bouts d'histoire par-ci, par là, des délires parfois un peu poussés dans tous les sens.... eh oui faut pas croire on bosse nous!! ya pas forcément le temps de recopier toutes nos idées!!!!

mais promis, on va faire un ptit effort... (quand on aura le temps)

samedi 5 décembre 2009

Aurores

Voila, version (théoriquement) définitive du texte. pour explication, Rheinaz devenu fou sous l'influence du marionnettiste parviens a s'échapper, dans son délire, en grimpant le long des corniches de la cité.


...Par éclairs, je me souviens...
je me souviens m'être assis à l'extrême bord de la corniche, au dessus des vides immenses, et que l'aurore se levait juste, de partout à la fois, en long filaments...j'ai découvert le  secret des aurores...
Leurs chatoyances, c'est moi. Leurs arabesques, c'est toi...

Tout d'abord, elles restent pâles. j'ai peur ...une douleur lancinante et sourde, celle qui vient face à l'inéluctable... Les aurores commencent toujours par se nouer, se nouer à l'infini dans le ciel, tout comme toi tu te circonvolutionnes pour enserrer, embrasser mon âme..

Mais ce n'est pas vraiment toi, encore...ce sont tes fils, ces myriades d'étaux invisibles...

Les aurores...tu m'hypnotises...je ne sais plus où je vais, ce que nous sommes... je suis l'aurore. je regarde l'aurore, l'aurore, c'est toi !?
 tu frémis , tu ondules, il y a des signes entre tes mouvements...le savoir ! il est là, je le sais ! tu te dérobes, tu dissimules, pourtant je l'entrevois, je te poursuis, je le caresse, je te supplie, il est en toi ! il est en toi, je le sais ! Et j'ai une telle souffrance de savoir, j'ai une telle terreur de comprendre, tu es si belle, tu es si beau, tu es si terrible, sont-ce mes baisers qui te parent de tant de chatoyances ?

Là !

encore, j'ai entr'aperçu la vérité... Le désir est une vague si puissante... Si je la chevauche jusqu'aux infinis, peut-être atteindrai-je ce que je cherche, jusqu'au coeur de toi même....

Mais à quel prix ? Ces êtres que je souille en m'élançant vers ta lumière, ils m'étaient chers autrefois... il y a des liens qui se délitent. Les tiens, les miens, les leurs ? je ne sais comment, je suis accroché dans le vide, et il est plein! le vide est plein, plein d'aurores immenses ! Je ne veux plus de ces aurores ...
Leurs voiles m'étouffent, fuir, fuir ! Il n'y a nulle part où fuir, elles déploient dans tout l'espace leurs débauches de brillances furieuses et sublimes... Je titube, de déséquilibres en déséquilibres, comme un ivrogne, non ! un funambule... on ne joue pas avec les fils !

Le noir, le noir, vite, qu'enfin je sois soustrait à ces milliards de regards incandescents...
Le noir, l'oubli....

3 commentaires:

  1. Je m'étais dit que je ferai pas de commentaire, mais je ne peux pas m'en empêcher : juste, à la fin, ça me parait bizarre un funambule qui titube et est en déséquiibre... pour moi le funambule c'est l'équilibre et la sérénité au contraire, paske sinon il tombe =/ enfin bien sur ce n'est que mon avis !!

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  2. aaaah !
    Mais chloé, on ferait quoi, nous, sans tes commentaires ? T-T
    Pour le funambule, bah, j'ai compris le texte comme ça : Rheinaz, auparavant si équilibré, justement, est en train de se casser la gueule du haut de ses fils...(c'est Makia qui serait contente ^^)

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  3. recoucou!!!

    j'ai essayé de le reprendre avec tes suggestions mais en fait ca me plait pas trop... l'idée du "je" et des "..." a répétition c'était justement de le placer dans une optique plus intemporelle, plus contemplative. il n'a pas de réflexion suivie, il est en train de buger devant la fenêtre, d'avoir des sursauts de folie avant de repartir à la dérive, et justement lorsqu'on a accès à ses pensées c'est qu'il reprend conscience de lui-même par rapport au marionnetiste... je le sentais plutot comme ca, je vois a peu pres ce que tu voulais faire parvenir avec tes suggestions mais ca me semble trop incisif, trop "conscient" dans la manière de s'exprimer, est-ce que tu vois ce que je veux dire? par contre les sauts de ligne, riche idée j'ai pas trop fait gaffe a la mise en page >< et la répétition avec "vue" et "entrevois" aussi, faut que je change ca, surtout qu'il y a "entr'apercu" apres...

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