ATTENTION CHANTIER EN COURS

Sur la Trame, des individus naissent, vivent, meurent. La Trame est un monde binaire. En amont, la Tapisserie Antérieure. En Aval, la Jungle Postérieure. à la lisière du Dessein, la Cité, ses balcons, ses quartiers rihes, pauvres ou pittoresques... et l'Académie. Bienvenue à toi, lecteur!

Pour l'instant, c'est un peu le désordre... il y a des bouts d'histoire par-ci, par là, des délires parfois un peu poussés dans tous les sens.... eh oui faut pas croire on bosse nous!! ya pas forcément le temps de recopier toutes nos idées!!!!

mais promis, on va faire un ptit effort... (quand on aura le temps)

mercredi 23 septembre 2009

Eihl (essais)


Aujourd'hui, en cours de morale, nous avons travaillé sur ce problème :
"Un homme est profondément amoureux de sa femme. Elle est mortellement malade, mais il ne peut acheter de médicament pour la soigner."
Le professeur en est arrivé à cette conclusion :
La plupart des gens diront qu'il ne doit pas voler parce qu'il sera puni. C'est la première forme de réaction à la loi, la peur du châtiment.
Quelques uns répliqueront qu'il a bien fait de voler, puisqu'il aimait sa femme. La deuxième forme de réaction : le refus de ce qui contrecarre nos aspirations.
Mais un homme accompli, vertueux, dira qu'on ne doit pas voler car il faut faire passer l'intérêt de la communauté, et donc le respect des lois, avant ses propres désirs.
J'étais parfaitement d'accord avec cette idée. Il m'a semblé qu'était déroulée devant moi, de manière claire et lisible, une chose que j'avais toujours confusément sentie. Pourtant, dans le même temps, un doute me vint.
Je pris mon courage à deux mains et dis de cette voix tremblante qui me vient toujours devant les enseignants :
-Excusez-moi...j'ai peur de dire une bêtise, mais...ne pourrions nous pas considérer que l'homme doit voler pour sauver sa femme, parce qu'une vie humaine est plus importante que le respect des lois ?
Le professeur me répondit d'une voix douce que je ne devais surtout pas avoir peur de parler, que ma remarque était intéressante mais que cependant j'étais dans l'erreur, car....
Je ne l'écoutais plus. A deux rangs devant moi, les trois élèves considérés comme les plus cool de notre promotion s'étaient tournés vers moi.
Rheinaz est un génie. On n'a pas eu beaucoup de cours, mais je m'en suis déjà rendu compte. Il me paraît froid et distant, cependant je me trompe peut-être parce que quand il sourit ses yeux reviennent du lieu lointain où ils sont partis, et son visage rayonne de franchise. C'est dommage, il sourit rarement. Sur sa peau bleu roi, l'or mat et le cyan se mèlent en arabesques, et ses cheveux se dressent sur son crâne en courbes et contrecourbes.
Son cousin Noem est incroyablement beau : sa peau semble totalement noire, mais en fonction de la luminosité et des ses mouvements ont peut la voir se parer de reflets vert sombre et argent et au milieu de l'obscurité de son visage, ses yeux émeraudes étincellent. Cependant, il semble aussi très vaniteux, avec son sourire moqueur et cette expression d'ennui profond qu'il prend lorsque les professeurs parlent. Je pense qu'il se croit tout permis parce qu'il vient d'une des plus hautes familles. Je n'aime pas beaucoup ce genre de personne. N'empêche, il est beau.
La fille, Makia,est toute en rouge et jaune. Elle porte des cothurnes et des bracelets de chevilles qui cliquettent à tous ses pas, parle beaucoup et fort, bouge tout le temps, joue avec ses stylos et commente les cours à voix haute. Elle n'est jamais d'accord avec personne. Elle me fait un peu peur, en fait.
Enfin, quand ils m'ont regardé, je n'ai pas pu m'empêcher de baisser les yeux.
Peut-être que ma question leur avait paru stupide ?

A midi, j'étais tout de seule à la cantine, ils se sont assis à ma table. Noem en face de moi, Rheinaz et Makia de chaque côté de lui. Il est toujours entre eux deux, comme un lien ou un rempart.
-Eihl, c'est ça ? On peut ?
J'ai hoché la tête (j'avais la bouche pleine), et ils ont commencé à manger. Leur conversation a déviée vers une fille de la classe qu'ils n'aimaient pas. Ils lui trouvaient tous les défauts du monde. Soudain, Makia m'a regardé :
-Et toi Eihl, qu'est ce que tu en penses ?
Je faillit m'étouffer.
Je n'avais aucune envie de donner mon avis là dessus. D'abord parce que cette fille ne méritait pas toutes les horreurs qu'ils avaient raconté, ensuite parce que de toute façon, casser du sucre sur le dos des gens, ce n'est pas dans mes habitudes. D'un autre côté, c'était la première fois que des gens me prenaient à parti depuis que j'étais arrivée, et je craignais de déplaire en m'opposant à eux.
Et puis j'ai compris que c'est exactement ce qu'ils voulaient.
J'ai dit :
-Je ne sais pas...je ne la connais pas bien mais elle m'a l'air plutôt gentille, non ?
Makia s'est ré-adossée à sa chaise, l'air renfrognée. Elle a jeté par dessus l'épaule de son voisin :
-D'ac, le génie, t'avais raison et je te dois cinq piastres, c'est pas une cire-godasse. Le prends pas mal, Eihl, mais tu dis tellement jamais rien et tu réponds tellement toujours oui à tout le monde que j'ai cru qu'on avait affaire à une bénie oui-oui !
J'ai senti la colère monter.
-En gros c'était un test pour voir si j'étais digne de traîner avec vous ?
-Yep ! a répondu Noem, très fier de lui. C'est moi qui ait eu l'idée.
Là, je suis devenue furiseuse :
-Sauf que vous oubliez une chose.
-Quoi ?
Il me regardait d'un air sincèrement étonné, ce fichu Cul-de-soie. Quoi, il avait donc pu se tromper ? Je me suis levée :
-Moi. Je ne tient pas obligatoirement à être amie avec vous.
Ce n'était pas vrai, j'en mourais d'envie, mais il était hors de question que je me mette à les supplier.
"Wooooooo" a fait Noem, tandis que Makia s'exclaffait, la tête jetée en arrière. Rheianz m'a sourit droit dans les yeux.
-Wooooooooo ! a refait Noem. Joliment balancé ! c'est vrai qu'on a été un peu nuls sur ce coup là. Bon, je te propose de tout recommencer du début.
Le visage presque grave, il m'a tendu une main solennelle :
-Enchanté, Eihl. Je m'appelle Noem, la cinglée à ma gauche c'est Makia, et le type à ma droite qui se la joue poète lunaire, c'est Rheinaz.
Il a rigolé, comme ça, sans plus de raison. Il a un joli rire, un rire de mômin, une salve de quatre rapides bruits de gorge, j'aime bien. Puis il a repris, très sérieux (enfin je crois) :
-Eihl, nous avons été très impressionné par ton intervention en cours de morale. Aucun de nous n'avait pensé à ce que tu as dit. Enfin, bon en même temps je n'écoutais pas, mais ni l'artiste ni Kika n'y ont pensé. Alors nous ferais-tu l'indicible honneur de "traîner avec nous" ?
Ils me regardaient tous les trois, Rheinaz avec une sorte de curiosité, Noem mi-figue mi-raisin et Makia les bras croisés comme une provocation.
Je me suis rassise en je leur ai serré la main : je ne sais pas si j'ai bien fait, mais il me donnaient envie de les aimer.



Makia (essais)


"Tu veux connaître ton problème ? Tu veux savoir pourquoi je peux pas te blairer ? Parce que t'as pas de tripes Rheinaz !
Tu poétises, tu tripatouilles ton vibrelyre exactement comme tu calculerais la trajectoire d'un fil de la Trame !
C'est beau, j'admet : rythmé, rimé, parfaitement scandé...mais y a rien dedans ! Ni coeur, ni peur, ni plaisir !
L'art, c'est un danger, un effroi constant, une mise à nue impudique, la force de rire au nez de tout ! Si ça n'était qu'une question de métrique on appelerait ça science et ça n'en vaudrait pas la peine.
Toi tu ne veux pas comprendre ça. Tu as un talent immense, inné, tu es un pur génie, mais un génie purement théorique. Tu mesures, tu rabotes, tu construis sans y penser un vers solide et sans âme, tu déclames moins que ca avec force et justesse...et après ? Tu donnes rien. Tu donnes rien parce que tu partages rien.Tu es comme un funambule en équilibre parfait, léger, libre. Mais tu sais pas regarder vers le bas. Tu ne sais pas tomber.
Et ça Rheinaz, ça pour moi c'est insupportable."

Elle cessa. Son souffle était précipité comme après un effort physique. Elle replaça ses cheveux derrière ses oreilles, mal à l'aise : elle venait quand même de lui dire qu'il avait du talent. C'était dur à accepter .
Elle lui tourna le dos. Elle se sentait si ridicule.
Mais il la héla :
"Tu n'as qu'à m'apprendre."

Mais le soir même elle aide Noem à s'enfuir ^^.
Pas de booool !

Noem, débuts a l'académie.

Il faisait beau. et chaud. la cour principale de l'Académie ouvrait sur l'horizon de la Jungle Postérieure, et par dessus les grilles on voyait l'entrelacs bien ordonné de la trame se perdre peu a peu dans un fouillis de buissons et de boucles. Noem regardait tout cela avec curiosité. Il n'avait jamais eu l'occasion de s'approcher aussi près de la Trame en aval de la Cité, il faut dire qu'il n'en avait jamais manifesté le désir non plus. S'il s'y était risqué, sa mère se serait aussitôt arrangée pour faire préparer le couresprit de croisière frappé aux armoiries de la maison, et il aurait sans doute passé une après midi a quelques encablures de ce joyeux bordel sauvage a l'entendre se plaindre que "c'était bien pour encourager son désir naturel de connaissances, mais cet endroit ne sied pas a des gens comme nous, cela n'a pas d'intérêt voyons, tu iras a l'académie comme tes ancêtres et tu seras reconnu dans la cité, brillant comme tu es, mais je ne vois pas pourquoi ils enverraient un membre de notre famille se perdre dans un aussi horrible endroit, ce serait insensé!!"

Oui, exactement, c'est bien ainsi que sa mère aurait réagi. Ses lèvres s'étirèrent en un pli sarcastique, tandis que son visage prenait un expression vaguement ennuyée, fruit de longs entraînement devant le miroir de sa chambre.
Par bravade, et parce qu'il n'y avait rien d'autre a faire a présent que les cours étaient terminés et que les autres étudiants étaient partis étudier dans les dortoirs, il se jucha au sommet de l'un des piliers de la grille, balançant des coups de pieds peu convaincus dans le vide.
Il s'amusa un instant à laisser errer son regard sur la Trame, reconnaissant ça et la des végétaux qu'il avait étudiés l'après midi même. A propos, le prof était vraiment un vieux croûton sans couilles; Noem était certain qu'il avait remarqué qui était l'auteur des noeuds qui semblaient apparaître sur les tiges des Délicates chaque fois qu'il se retournait, pourtant il n'avait rien osé dire. Sans doute a cause du pins portant les armoiries de sa famille que sa mère avait épinglé sur les revers de son uniforme, et qu'il avait oublié d'ôter avant d'aller en cours.

Tiens, a propos, ça le grattait ce truc. Avec une infime hésitation, il le dégrafa, le considéra un instant, le fit négligemment sauter deux ou trois fois dans sa paume, puis le balança sans état d'âme dans un massif de touffes urticantes. Pour faire bonne mesure, il sortit de sa poche son paquet d'épices séchées et entreprit de se rouler une cigarette avec application.

C'était tout un travail, si l'on voulait serrer en un beau cylindre les herbes dans la fine feuille de papier. Il était incroyablement fier de son mélange d'épices, plus fruité que celui que l'on pouvait trouver sur les marchés des petits quartiers de la cité, lorsque l'on savait où chercher.Mais tout en pensant cela, il devait bien admettre que c'était idiot de se sentir fier d'avoir concocté un mélange a fumer exceptionnel sur un coup de chance, en omettant de noter la recette. Quoique, c'était probablement une preuve supplémentaire de sa génialitude .

Finalement, la Trame c'était marrant a regarder cinq minutes, mais cela aussi finissait par être un peu monotone. Pour tromper l'ennui il s'adonna a son jeu favori: garder une bouffée de fumée en bouche, former une petite bulle de salive au bout de sa langue, et lorsqu'il n'en pouvait plus, que les vapeurs épicées lui faisaient tourner la tête, souffler délicatement la bulle, et la suivre du regard jusqu'à ce qu'elle se pose sur une herbe ou une brindille, éclatant en libérant quelques volutes bleutées.
Il se demandait pourquoi les bulles finissaient toujours par éclater au sol. Qu'arriverait-il si l'une d'entre elles se prenait dans une bourrasque temporelle, et voyageait loin, loin, dans le cosmos, sans jamais éclater? L'idée d'une volute de fumée grise enfermée, immobile, dans une minuscule bulle, à des encablures et des encablures au dessus de la trame, lui ficha soudain un cafard inexplicable.

D'un mouvement souple il se laissa glisser au sol. Eilh l'avait sûrement attendu pour dîner, et elle parvenait toujours a le faire rire, avec son bon sens naïf et sa joie a toute épreuve.

dialogue (ceci n'est qu'un brouillon...)



Makia : "comment t'expliques qu'une cinquantaine de personnes vivent aux dépend de 500 autres; ordonnent, bouffent, jugent...quand les 500 autres obéissent et crèvent en silence ?"

Rheinaz : "nous sommes supérieurs par l'esprit, donc nous créons les lois, c'est normal."

Makia : "aha ! j'attendais que tu dise ça Ducon ! et maintenant quelqu'un peut me dire pourquoi nous sommes mentalement supérieurs ?"

(Silence)

Eihl : "on sait lire et écrire ?"

Makia : "exact ! mais imagine maintenant que tout le monde veuille savoir lire !"

Rheinaz : "on ne peut pas apprendre à lire à tout le monde."

Makia : "mais ta gueule, le génie, est-ce que je t'interromps quand tu chantes ?"

Rheinaz "sauf que lorsque je chante c'est beau !"

Eihl "vous n'allez pas encore vous disputer ?"

Noem : " Bah, ça leur passera avant que ça nous reprenne!"

Et c'est ainsi que personne ne su ce que Makia avait en tête !

Noem, essais de style


-Nous sommes si fiers de toi Noem ! s'émeut ma mère aux larmes.
( Normal, je suis génial.)
Mais le grand-père est un dur de dur, ça ne lui plaît pas qu'on pleure :
-Je m'en doutais, moi ! Les chiens ne font pas des chats !
Ah ? Je croyais, moi. D'ailleurs, les parents de Makia, ces chiens de salons fidèles qui bavent en regardant le susucre de la distinction, ils ont bien donné naissance à une chatte, je me trompe ? Ou bien une louve, je sais pas...
Et ceux d'Eihl, ces boeufs de labour, ils ont une fille-oiseau !
ET vous mes chers père et mère, grand-père...vous les tigres puissants à l'ambition dévorante ( dévorant les autres, j'entends )n'avez vous pas engendré un serpent ?
Un serpent noir et vert chauffant son long corps froid au soleil ?

...

Oh putain, qu'est ce que je peux dire comme conneries, moi !

Catalyseurs

LES CATALYSEURS sont les académiciens qui "préparent" la Trame aux changements qui vont y être apportés. Ils travaillent parfois en binômes avec les Eclaireurs.

Les Catalyseurs possèdent une formation pratique axée sur la connaissance de la faune et de la flore de la trame, ainsi que de l'influence que ces écosystèmes ont sur l'orientation et la puissance des faisceaux de fils. ce sont en quelque sorte les "chimistes" ou les "jardiniers" de l'équipe: ils accompagnent les éclaireurs et entretiennent la trame en fonction des indications données sur le Dessein. La majorité des catalyseurs ne possède pas de dons particuliers et travaille en monômes a l'entretien de la Trame tissée, en amont de la Cité. (évaluation des dégats apres une tempête temporelle, vérification de la préservation des fils, analyse des écosystèmes, élimination des écosystèmes parasites....ect ect)
Ils sont tres nombreux à l'académie, on place souvent dans cette section les fils de nobles sans capacités particulières, c'est pourquoi la plupart des catalyseurs n'auront jamais l'occasion d'exercer en binômes avec les éclaireurs, beaucoup moins nombreux.

Ceux qui présentent des affinités fortes avec les fils cependant, bénéficient d'une formation renforcée et orientée sur la modification de la Trame elle même. Ceux la font partie des binômes qui travaillent dans la Jungle Postérieure.

Par exemple, imaginons qu'un binôme découvre un non-possible en train de se former a un endroit stratégique pour le réalisation du Dessein. l'éclaireur va aussitot relever sa position, ses dimensions, et adresser un avertissement aux Voyants et Arpenteurs. le Catalyseur quant a lui, va rechercher quel moyen mettre en oeuvre pour stopper, ou du moins ralentir, la progression du non-possible, par exemple en implantant un nid de Joueurs a proximité, ou en semant des graines de Disparates directement à la base du non-possible. cette derniere solution est cependant peu utilisée, car les effets de cette plante parasite sont certes spectaculaires mais souvent imprévisibles. (voir dico sur la faune et la flore de la trame.... et le cours de l'Académie..... en cours de recopiage ><)


Tout comme leurs "moitiés", les Catalyseurs se déplacent à pied.

lundi 21 septembre 2009

Rheinaz / Marionnettiste 3

ouf ! ce ne fut pas une mince affaire ! Par contre, je ne me suis pas relue, alors soyez indulgentes...

L'octante d'après, il ne vint pas. Je ne souffrit pas de son absence, au contraire, ce fut même un soulagement certain. Ma solitude (je ne pouvais pas sortir) m'ennuyait cependant; m'ennuyait sans plus : je passais le temps en songeant à tout ce que je savais sur la Trame, et à tout ce que je ne savais pas. Au milieu de la deuxième octante, alors que je commençais à ronger mon frein, il se manifesta, entrant dans ma chambre sous le masque d'un très beau jeune homme. J'étais prêt à résister inutilement, comme à chaque fois, par principe.
Il m'immobilisa sans sourire, mais il ne fit rien d'autre. Il resta là, impassible, sans que j'ose rien dire, sans qu'il ne prit la peine de parler. Il me fixa pendant de longues minutes, puis il me libéra et partit. Elle revint le lendemain, et le lendemain, et tant de jours encore ! Je perdais la raison. Je passait chaque minute à attendre et à craindre qu'il vienne, je la suppliais, en larme, d'arrêter, de faire quelque chose, n'importe quoi, ce qu'elle voulait ! Il ne me répondit jamais.
Un soir enfin, lorsqu'elle entra dans ma chambre, elle ne me lia pas. Elle resta debout à quelques mètres de mes espoirs et des mes craintes, exultant de me voir si vulnérable, si terrifié, si désamparé. Puis elle ôta ses vêtements.
Je me suis jeté sur elle, sans voir ce que j'étais en train de faire, sans réaliser que c'était sur Eihl que je faisais glisser mes mains, que c'était le corps de ma petite Lili que j'embrassais en tremblant. C'était là première fois de tous nos rapports que j'étais libre de mes mouvements, que je menais la danse, et ce fut pour elle la preuve que mon esprit lui était complètement soumis.
Elle fit tout cesser brusquement d'une bourrade autoritaire, puis se leva et sortit en fredonnant un air joyeux, laissant mon corps exténué agoniser sur les tapis.
Quand je pris conscience de l'acte que je venais d'accomplir, je devins réellement fou. Je ne parviens pas à me souvenir ce que je fis alors, mais quand mes pensées cessèrent d'être des hurlements de haine, de désir et de remords, les tentures aux murs étaient lacérées, les coussins éventrés, les vitres brisées, et sur mes bras et mes jambes pleuraient des coupures sanglantes. Je n'avais plus qu'une idée en tête : fuir.

les confins


1 ) Qu'y a-t-il aux confins de la trame?
(rédiger un commentaire structuré en vous appuyant sur vos connaissances théoriques, et sur cette citation de l'immense exploratrice Makia jek Amehljja:
"bah, au confins, tu trouves personne à part toi même"
et trouver une réponse vite parce que sinon on va tous crever betement
signé: Noem)
nota: question ouverte, lésinez pas sur les commentaires!! (structurés bien entendu, et c'est pas de la blague! tous a vos idées!)
2) Comment vaincre le marionnettiste ?
(et à mon humble avis, c'est plus essentiel encore.
signé : Rheinaz)
3) Ne pourrait-on pas trouver un nom moins science-fictionesque qu'infratrame ? C'est trop peu esthétique !
signé : le marionnettiste.
PS : Rheinaz, je me vengerai <3

dimanche 20 septembre 2009

Eclaireurs


LES ECLAIREURSsont les premiers sur le terrain dans l'analyse de la trame: ils exercent tout d'abord une fonction de cartographes, car leurs dons psychiques leur permettent de visualiser l'arrangement des faisceaux de fils, les directions dans lesquelles ils s'entremêlent, les forces qui les lient, les points de rupture possibles.

ils sont également chargés du référencement des barres de non-possibles, et tiennent a jour les registres qui mentionnent leur position, leur dérive sur la trame, leur croissance ou leur régression, ainsi que leurs changements de forme. (voir cours de l'académie sur le non-possible qui va venir bientot c'est promis).
Ce sont les académiciens qui sont le plus au fait de l'évolution constante de la trame, ils l'explorent couramment sur plusieurs niveaux, les plus doués d'entre eux ont mis au point un système de reconstitution topographique sur hologrammes qui permet d'avoir un apercu de la Trame en trois dimensions. (voir cours de l'académie sur la topographie et la cartographie)
Couplée a cette étude constante de la géographie de la Trame, la tache qui leur est attribuée concerne l'étude du Dessein: ils doivent comparer le/les plan(s) de tissage de la Trame avec les possibilités réelles que celle-ci offre, lister les modifications a apporter, proposer les solutions a mettre en oeuvre. Ils sont les auteurs de toutes les études préliminaires qui sont ensuite transmises aux Voyants.


lors des missions, ils se déplacent a pied, et restent souvent plusieurs jours d'affilée a camper dans la Jungle Postérieure, car leur travail nécessite un rapport étroit au terrain étudié, en outre ils doivent etre capables d'accéder aux différents niveaux de la Trame, aux "poches" qui parsèment la Jungle, en passant par des interstices parfois peu praticables.

samedi 19 septembre 2009

Académie

l'académie forme 4types de graveurs de destins.

les Voyants (Rheinaz)
les Arpenteurs (qu'on avait appellés dans un premier temps Sculpteurs)(Eilh, Noem)
les Catalyseurs (Makia, Fein)
les Eclaireurs (Silune)

Les Eclaireurs et les Voyants sont chargés de ce que l'on pourrait appeler l' "étude" ou l'"analyse" de la trame ils entretiennent avec elle des relations d'ordre psychique, les Arpenteurs et les Catalyseurs ont un contact plus direct, physique avec la matière de la Trame, ce sont eux qui la "gravent" ou la "sculptent" pour la rendre conforme au Dessein.

durant les missions, les équipes sont organisées en binômes:
dans un premier temps les [Eclaireurs/Catalyseurs]
qui préparent le terrain pour les [Voyants/Arpenteurs]
(on remarquera que les équipes sont donc croisées: a chaque fois le binôme réunit perception psychique et perception physique)

Rheinaz / Marionnettiste



Une fois par octante, alors que je ressassais ses enseignements à mon bureau, le marionnettiste entrait, brisant mes réflexions sur la nature profonde de la Trame, et il – je ne peux pas dire qu'il s'offrait à moi puisqu'au contraire il me prenait tout – il assouvissait à travers moi je ne sais trop quel désir, ou quelle curiosité malsaine.
Il venait chaque fois sous une forme différente, féminine souvent, masculine parfois. Le moins que l'on puisse dire, c'est que dans ces moments là aussi, j'appris beaucoup. Mais bientôt cela ne lui suffit plus. Il s'amusa à prendre l'apparence de personnes que je connaissais : Silune, Venna, mon père, ma mère...
Rien de plus humiliant, rien de plus troublant. Je découvris en Noem une beauté que je n'avais jamais soupçonné. Silune fut l'un des moments les plus intenses de toute ma vie. Quant aux paroles de Makia sur l'art, c'est entre ses bras qu'elles ont pris sens. Il est amusant de penser à tout ce que j'ai découvert sur des êtres que j'avais cotoyé des années, rien qu'en embrassant quelques instants leur image.
Une fois, une seule fois, les choses ne se passèrent pas comme elle l'avait prévu. Il avait pris la silhouette d'Eihl. J'ai éclaté de rire. Eihl, c'était bien trop inconcevable : c'était plus que ma soeur, puisque je l'avais choisie comme telle.
Il referma la porte en silence, et je crus que je m'étais guéri de lui.

La suite bientôt ^^

vendredi 18 septembre 2009

Rheinaz / Marionnettiste



Voilà-voilà quand je te disais que c'était du bad trip ! Cela dit, n'allez pas croire que c'est du délire gratuit. Pour moi, la relation entre Rheinaz et l'Autre est aussi tissée de désir. Rheinaz parce qu'il est à tel point fasciné par le pouvoir que l'idée de baiser avec Dieu ne peut que le séduire, et le marionnettiste parce que Rheinaz l'inquiète et l'effraye. Enjoy (ou pas) !

La première fois qu'il ouvrit la porte de ma chambre, elle avait l'apparence de la plus belle femme que j'avais jamais vue. Sa peau était d'un blanc immaculé, ses cheveux noirs comme on n'aurait pas cru que cela exista [c'est expres le passé simple ici? ca me parait bizarre, je vois pas la logique...ca ne colle pas avec l'idée que je me faisais de la manière de parler de Rheinaz. mais j'ai ptet zappé un truc^^].
Je compris avant même que ses vêtements ne disparaissent.
Elle resta un instant nue devant moi, son détestable sourire de possession sur les lèvres. Moi, je m'étais déjà levé, prêt à fuir. Elle me laissa reculer jusqu'à la fenêtre, faisant un pas à chaque pas que je faisais. Elle était presque contre mon torse au moment où mes épaules heurtèrent la vitre et lorsque j'essayai de parler, je ne parvint qu'à remuer les lèvres en silence.
Quand le marionnettiste décidait de me devenir désirable, cela se produisait toujours ainsi, avec l'anihilation de ma faculté de parole, avant même la confusion de mes pensées. Pour ce qui est de mes sens, ils devenaient dans ses moments là dix fois plus intenses, réactifs au moindre souffle, au moindre frôlement; comme ces plantes que l'on nomme Délicates parce qu'elle se recroquevillent sur elles-même à chaque contact.
Je la repoussai avec violence et reculai si précipitamment que je trébuchai et tombai sur les tapis de soie.
Elle fut sur moi en une inspiration. Je voulus me redresser, je ne le pus : elle avait tissé l'infratrame si serrée autour de mon corps que j'avais des difficultés à respirer.
J'ai longtemps lutté, je le jure par tout ce que je peux avoir de plus précieux ! mais autant lutter contre une gangue de glace : je ne pouvais qu'osciller de la tête. Par ailleurs, je n'étais déjà plus vraiment conscient; et c'est à peine si je l'entendis sussurer :
-Tu es si pitoyable, mon petit Rheinaz. Pourquoi résistes-tu alors que tu sais parfaitement que tu devras abandonner, non seulement parce que je le veux; mais parce que tu le veux aussi ?
Elle passa ses doigts dans mes cheveux, elle m'embrassa, elle délia ma chemise, elle me .
Quand ce tout fut consommé, elle eut un petit rire satisfait et alors qu'il quittait la pièce, je dus réaliser qu'elle m'avait délié depuis bien longtemps; et que je lui avais rendu caresses pour caresses, avec passion.

Bien ! j'ai presque honte, et ça n'a pas été facile à écrire et surtout à poster, mais je vous garantit que je n'en ai pas fini avec cette histoire (j'ai une petite idée de derrière les fagots, faut que je creuse). Si quelqu'un a des remarques pertinentes à faire...

mercredi 16 septembre 2009

mea culpa


coucou! non, je n'ai pas abandonné l'histoire, j'ai juste eu un peu de mal a aller sur internet depuis 2 3 mois, et depuis que je le re-ai, j'ai un peu de mal a trouver le temps de taper les pages de gribouillis de mon cahier!!
donc ca va venir ptit a ptit et désolée, surtout désolée Claire jsuis vraiment pas douée pour l'organisation --'
en attendant ya un article que j'avais commencé il y a un bail que je viens de finir, il est rangé dans "prologue" si ca vous dit d'y jeter un oeil ^^
(sous réserve de modifs, et hésitez pas a blablater votre avis!)