ATTENTION CHANTIER EN COURS

Sur la Trame, des individus naissent, vivent, meurent. La Trame est un monde binaire. En amont, la Tapisserie Antérieure. En Aval, la Jungle Postérieure. à la lisière du Dessein, la Cité, ses balcons, ses quartiers rihes, pauvres ou pittoresques... et l'Académie. Bienvenue à toi, lecteur!

Pour l'instant, c'est un peu le désordre... il y a des bouts d'histoire par-ci, par là, des délires parfois un peu poussés dans tous les sens.... eh oui faut pas croire on bosse nous!! ya pas forcément le temps de recopier toutes nos idées!!!!

mais promis, on va faire un ptit effort... (quand on aura le temps)

mercredi 6 janvier 2010

Noem, test


Il s'agit dc ici du souvenir de Noem quant à son recrutement, durant le discours de début d'année, je trouvais ça marrant de ne pas décrire le recrutement, justement, mais un tas de truc sans trop d'importance. J'ai employé l'imparfait pour suspendre le récit, l'intemporaliser. Par rapport à la première phrase du texte, j'ai pensé qu'un la sonorité d'un mot ou du nom d'un prof, pourrait lui rappeler, le bruit de pas dans la boue, d'où ceci :

Shmoush-shmoush, c'était le bruit de ses semelles sur la terre détrempée. Il marchait sous les arbres en mâchonnant une brindille, juste comme ça, pour le plaisir de la faire passer avec la langue d'une canine à l'autre, parce que ça faisait à l'aise, décontracté.
Que ça faisait classe.
Il était bien dans l'ombre humide. Chaque pas était immanquablement suivit d'un autre pas, mécanique tranquille. Il se réalisait doucement qu'il aurait pu avancer ainsi des heures, par automatisme, et voyager sans s'en rendre compte. Ça lui aurait plu sans doute, d'aller droit devant soi les mains dans les poches jusqu'à un nulle-part meilleur où on l'aurait moins emmerdé. Ça aurait fait type cool, sans attache.
Ça aurait fait classe.
Un domestique était arrivé derrière lui comme pour lui rappeler que le chemin se fanait à une cinquantaine de jets, au pied du mur de la propriété :
-Monsieur Noem, les professeurs de l'Académie sont venus pour évaluer vos dons.
"Evaluer ses dons" ? Ce n'était pas la peine. Il savait bien où ils se situaient, ses dons : dans un confortable moyenne comme tout ce qui émanait de lui. Puis un des profs tout gluant de déférence dirait à sa mère qu'il était un jeune homme plein d'avenir et on lui apprendrait un job prestigieux dans le genre meneur d'homme, censé coller à son éducation.
Il faut être bien naïf pour penser que la vie vous réserve des surprises.
Lui, à treize ans, avait déjà conscience que sa la sienne était toute tracée. D'ailleurs sa mère ne cessait de répéter qu'il était très mur pour son âge.

-Monsieur Noem ? Vous avez des feuilles dans les cheveux !

Ah ? Bon.

mercredi 30 décembre 2009

remarques diverses



makia dans ses moments de gloire:
     "jvais tellement te casser la gueule que même ton miroir te reconnaîtra plus!!!!"
mais comme makia est conne et bien chauffée, elle s'en prend toujours a plus fort qu'elle.... et elle perd! (c'est une question d'honneur: on s'en prend pas aux plus petits que soi!)
et du coup c'est rheinaz le beau parleur qui s'arrange pour venir apporter son grain de sel et retourner la situation par quelques remarque judicieuses... car il sait pertinnement que makia lui en voudra a mort et qu'elle n'y pourra rien!

et noem a coté: "maiiiis vos gueuuuules.... faites chier jvais encore devoir faire le pitre entre deux chiens de faïënce....tu pourrais pas laisser un peu les filles se battre toutes seules Riri?"
 rheinaz: "COMMENT??!!??? mais enfin noem nous nous devons d'être galants et serviables, surtout envers cette pauvre makia qui a vraiment tendance à s'oublier ses temps-ci.... et il me siérait bien que tu cesses de m'affubler de ce surnom ridicule, surtout lorsque je m'emploie à sauver la situation, môme de peu d'honneur!"
noem: "ouhmalalalalala j'ai mal au crââaane"
Eilh: t'aurais pas dû aller fumer des herbes avec les potes à silune hier soir....
noem: mais mais mais c'est pas çaaaa!!!! c'est Riri qui serine ses rengaines alambiquées, c'est trop dur a suivre pour moi...
rheinaz (entre ses dents): jvais t'en faire bouffer du riri tu vas voir....
noem: et puis d'abord quel rapport avec silune? jsuis pas sorti fumer hier!!
makia: baratineur d'enfoiré! foutre! pour quoi j'me suis battue, si ce n'est pour te sauver la mise parce que ce con était sur le point de claironner votre escapade sur tous les toits??? vous aviez laissé toutes les portes ouvertes!
rheinaz: on dit pas con c'est trop vulgaire, on dit flagorneur ou sycophante...
makia: toi le puits de science, remballe ton sycophante la où j'pense et referme le couvercle....
rheinaz: et toi l'épouvantail, remballe tes fringues on dirait une déesse de la rue de la soif et rappelle toi que je viens d'éconduire avec grâce et distinction les malotrus qui en voulaient a ton joli minois....
makia: joli minois? JOLI MINOIS mon cul oui c'est moi qui en voulait à leurs grandes gueules! inverse pas les rôles t'as pas fini de me ridiculiser?
eihl: ouhlalala, on dirait bien que rheinaz ne sait pas vraiment trop comment s'y prendre pour faire des compliments à kika...
rheinaz: ben quoi! je venais de me souvenir que ça bafouait tous les codes de la galanterie de traiter d'épouvantail une jeune fille innocente, toute furieuse soit-elle... cela dit t'es pas mal du tout quand t'es furieuse... mais peut-être que c'est ton état normal....
noem: c'est vrai qu'il s'attaque a un sacré morceau... tu devrais peut-etre lui donner quelques conseils, hm????? quoique ça m'arrangerait que tu sois pas trop explicite avec lui quand tu lui donnes de cours de drague...
makia: rrrhhhhHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
eilh: .... euuh... noem... ? tu.. peux répéter s'il te plait?
rheinaz: ouhla ouhlalala .... ouhlalalalaallaaaaaaaaaaa nooooooooooooooooooonn!!!! kika, arrête! arrrêeeete! pas les cheveux nooon!!! kikaaaaa!!!! mes boucles!
noem: non non laisse tomber...

samedi 5 décembre 2009

Aurores

Voila, version (théoriquement) définitive du texte. pour explication, Rheinaz devenu fou sous l'influence du marionnettiste parviens a s'échapper, dans son délire, en grimpant le long des corniches de la cité.


...Par éclairs, je me souviens...
je me souviens m'être assis à l'extrême bord de la corniche, au dessus des vides immenses, et que l'aurore se levait juste, de partout à la fois, en long filaments...j'ai découvert le  secret des aurores...
Leurs chatoyances, c'est moi. Leurs arabesques, c'est toi...

Tout d'abord, elles restent pâles. j'ai peur ...une douleur lancinante et sourde, celle qui vient face à l'inéluctable... Les aurores commencent toujours par se nouer, se nouer à l'infini dans le ciel, tout comme toi tu te circonvolutionnes pour enserrer, embrasser mon âme..

Mais ce n'est pas vraiment toi, encore...ce sont tes fils, ces myriades d'étaux invisibles...

Les aurores...tu m'hypnotises...je ne sais plus où je vais, ce que nous sommes... je suis l'aurore. je regarde l'aurore, l'aurore, c'est toi !?
 tu frémis , tu ondules, il y a des signes entre tes mouvements...le savoir ! il est là, je le sais ! tu te dérobes, tu dissimules, pourtant je l'entrevois, je te poursuis, je le caresse, je te supplie, il est en toi ! il est en toi, je le sais ! Et j'ai une telle souffrance de savoir, j'ai une telle terreur de comprendre, tu es si belle, tu es si beau, tu es si terrible, sont-ce mes baisers qui te parent de tant de chatoyances ?

Là !

encore, j'ai entr'aperçu la vérité... Le désir est une vague si puissante... Si je la chevauche jusqu'aux infinis, peut-être atteindrai-je ce que je cherche, jusqu'au coeur de toi même....

Mais à quel prix ? Ces êtres que je souille en m'élançant vers ta lumière, ils m'étaient chers autrefois... il y a des liens qui se délitent. Les tiens, les miens, les leurs ? je ne sais comment, je suis accroché dans le vide, et il est plein! le vide est plein, plein d'aurores immenses ! Je ne veux plus de ces aurores ...
Leurs voiles m'étouffent, fuir, fuir ! Il n'y a nulle part où fuir, elles déploient dans tout l'espace leurs débauches de brillances furieuses et sublimes... Je titube, de déséquilibres en déséquilibres, comme un ivrogne, non ! un funambule... on ne joue pas avec les fils !

Le noir, le noir, vite, qu'enfin je sois soustrait à ces milliards de regards incandescents...
Le noir, l'oubli....